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Avec Fedora 8 nous avons profité d'une nouvelle version de l'outil de configuration graphique du firewall intégré.
Nous avons la chance avec Fedora de bénéficier d'un firewall pré-configuré directement à l'installation de la distribution ce qui permet à n'importe qui de bénéficier d'un système sécurisé sans un niveau élevé de compétence dans la configuration d'Iptables.
La nouvelle version de l'outil system-config-firewall permet maintenant de configurer de façon avancée les paramètres d'Iptables.
Tout d'abord system-config-firewall permet de simplement ouvrir l'accès à un service utiisé sur l'ordinateur.
Par exemple nous pouvons ouvrir un accès ssh facilement en cochant le service :
Si jamais le service que nou souhaitons ouvrir n'apparait pas dans la liste nous pouvons utiliser l'onglet "autres ports" pour réaliser l'ouverture sur le firewall.
Par exemple nous souhaitons héberger un serveur IRC il nous faut donc ouvrir le port TCP 6667 :
La grande nouveauté c'est que nous pouvons maintenant appliquer nos propres règles de façon rapide et très simple grâce à l'onglets "règles personnalisées".
Par exemple nous voulons ouvrir le port TCP 8080 mais uniquement pour l'adresse IP 212.27.38.253 :
Il nous suffit de créer un fichier par exemple /etc/firewall/iptables-freeplayer.conf et d'y insérer notre règle :
-A RH-Firewall-1-INPUT -p tcp -m state
state NEW -s 212.27.38.253 -m tcpdport 8080 -j ACCEPT
Ensuite il faut appeler ce fichier et l'utiliser dans la table pare-feu "filter".
L'outil system-config-firewall est donc tout à fait adapté pour toute configuration basique d'iptables, pour une configuration un peu plus avancée je conseillerais l'utilisation de fwbuilder.
Pour finir j'ai trouvé un petit défaut à l'outil system-config-firewall car il ne journalise pas les paquets entrants bloqués par le firewall ce qui peut être parfois génant.
Pour pallier à cela il suffit d'ajouter une règle personnalisée vers un fichier (par exemple : /etc/firewall/iptables-log.conf) comme celui-ci :
-A RH-Firewall-1-INPUT -j LOG
il suffit ensuite d'interroger le fichier /var/log/messages comme ci-contre :
root@eko ~# tail -f /var/log/messages
Jan 6 12:45:48 eko kernel: IN=eth0 OUT= SRC=88.191.254.11 DST=192.168.1.100 LEN=60 TOS=0x00 PREC=0x00 TTL=52 ID=62549 DF >PROTO=TCP SPT=59695 DPT=8080 WINDOW=5840 RES=0x00 SYN URGP=0
Voilà n'hésitez pas si vous avez des remarques ou des astuces à propos de cet outil graphique de configuration d'Iptables.
A+
16:02
15:59 On ne perd jamais son temps à lire ou à écouter le poète, linguiste et traducteur Henri Meschonnic ; l’intelligence des textes et l’érudition polyglotte qu’il déploie sont celles d’un marginal de la pensée, d’un authentique franc-tireur. Il l’a prouvé ce matin encore dans le passionnant entretien qu’il accordait à Victor Malka pour son émission dominicale de France-Culture “Maison d’études”. Il y était question de son grand sujet, les différentes traductions de la Bible. Il a d’abord développé la récente découverte qui guide son travail ; à savoir que le rythme est central dans la compréhension de la Bible, étant entendu qu’il ne s’agit pas de quelque chose de duel fait de pleins et de vides, mais de rythme qui fait sens :”Claudel a tort : l’oeil n’écoute pas, l’oeil est sourd, c’est l’oreille qui voit“. Mais surtout, in fine, il a expliqué pourquoi il persistait à ne pas appeler “shoah” la Shoah à la suite du film de Claude Lanzmann qui a presque réussi à l’imposer, et pourquoi il continuerait dût-il être le seul (ce qui ne devrait d’ailleurs pas lui déplaire). Pourquoi ?
Parce que shoah, qui est un mot hébreu, faut-il le rappeler, ne signifie pas “catastrophe” mais “catastrophe naturelle” et cela ne saurait définir l’entreprise nazie d’extermination. “Holocauste” ? Encore moins puisque cela désigne un sacrifice rituel (ce qui n’a pas empêché les Américains de baptiser en 1993 leur musée United States Holocaust Memorial). ”Génocide” alors ? Ce néologisme lancé en 1944 par Raphaël Lemkin, constitué du grec genos (espèce) et du latin caedere (tuer), désigne bien la destruction physique d’une population en raison uniquement de son appartenance à une espèce; mais le XXème siècle n’ayant pas été avare en massacres de ce genre, “génocide” présente l’inconvénient de ne pas marquer l’absolue singularité de la destruction des Juifs, phénomène dans lequel Henri Meschonnic voit l’aboutissement logique de 2000 ans d’antijudaïsme et la biologisation de l’antisémitisme tel qu’il s’exprimait déjà dans Mein Kampf où les Juifs étaient comparés à des poux, des rats etc “Destruction” se dit hulban en hébreu. Mais à tout prendre, Meschonnic préfère utiliser le terme de “solution finale” de la question juive (Die Endlösung der Judenfrage comme “ils” disaient) qui l’avantage d’exprimer l’unicité de ce qui est advenu à Auschwitz, crime d’Etat commis au nom d’une norme rationalisée.
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